Quatrième rencontre/écoute d’Addor

mardi 29 juin 2010

Documentaire-fiction pour notre quatrième séance d’écoute, qui s’est tenue le lundi 28 juin 2010 à Paris, autour de Christophe Deleu et François Teste.

Il y a eu de timides rencontres, documentaire d’un côté, fiction de l’autre, initiées par Jean Larriaga à la SACD. Il y a eu des émissions inclassables empruntant aux deux genres. Il y a aujourd’hui une jubilation à utiliser les moyens, tous les moyens radiophoniques.

Le réel succombe à la poésie, l’inventé dit le vrai, les voix accompagnent le désir d’un auteur qui nous raconte le monde à sa manière.

Pour sa quatrième séance d’écoute, Addor vous proposait de rencontrer François Teste et Christophe Deleu ; ne sachant pas, comme pour la poule et l’œuf, qui a vraiment commencé le premier. Christophe Deleu et François Teste ont reçu le prix de la SCAM pour « La Lointaine » en 2005.

Co-fondateur d’Addor, Christophe Deleu produit des documentaires depuis 1997. Il a particulièrement investi le champ du documentaire-fiction en radio : « J’ai tout oublié », en 2008 ; « Vers le Nord », en 2010.

Chargé de réalisation à Radio France, François Teste a accompagné une grande partie des documentaires-fictions proposés à France Culture dans Sur les Docks, et participé en tant que co-auteur à ceux de Christophe Deleu ainsi qu’à celui de Laure-Hélène Planchet, « Lettres mortes », en 2010.

Notre soirée était placée avant tout sous le signe de la rencontre avec leur univers et celui des comédiens ou co-acteurs de ces documentaires-fictions.

Elle a eu lieu lundi 28 juin 2010 à partir de 19h30, à la galerie La réserve d’Aréa (50, rue d’Hauteville, Paris 10e).


Vous pouvez réécouter ici l’enregistrement de cette soirée (durée 3h10) :


Le documentaire-fiction s’articule autour de plusieurs dispositifs :

– L’espace fictionnel et l’espace documentaire sont distincts, ne « communiquent » pas, et obéissent chacun à des modes narratifs spécifiques. Chaque espace est ainsi aisément repérable.

– L’espace fictionnel et l’espace documentaire s’entremêlent, l’auditeur ne sait plus très bien si ce qu’il entend relève du registre de la fiction ou de celui du documentaire.

– L’espace fictionnel et l’espace documentaire ont fusionné : l’auditeur croit entendre un documentaire alors qu’il s’agit d’une fiction, ou vice-versa (canular radiophonique, mystification).